De plus, certains de ces indices n’ont pas été conçus pour être observés à la loupe d’un mois à l’autre. Le FOMC lui-même utilise le Beige Book (un recueil de données qualitatives pour chaque région publié huit fois par an) pour justifier ses décisions de politique monétaire plutôt que les chiffres mensuels qui attirent tellement l’attention des marchés.
L’un des indicateurs économiques qui donne généralement le ton sur les marchés pour le mois, à savoir le rapport sur le marché du travail, est désormais désigné par certains comme « la loterie de l’emploi ». Les données sont en effet fréquemment révisées, souvent de façon assez importante. Leur objectivité fait donc l’objet de virulentes critiques.
L’emploi, ainsi que le marché du logement, restent cependant les maillons faibles d’une économie dont la croissance en termes absolus est décevante. Le premier semestre a été marqué par un ralentissement de l’activité lié essentiellement à deux facteurs : les difficultés du secteur automobile − et dans une moindre mesure des technologies − en raison de la perturbation de la chaîne de production au Japon à la suite du séisme, de l’envolée des cours du pétrole.
Le premier élément est en voie de disparition grâce à la reprise de l’activité dans l’archipel. Quant au second, le léger reflux des prix pétroliers observé depuis mai devrait redonner rapidement du pouvoir d’achat aux ménages. Le cycle américain devrait reprendre son cours normal et la croissance devrait s’accélérer au second semestre. La « remise à niveau » de l’investissement productif est appelée à se poursuivre deux ans après la fin de la récession, et l’emploi devrait continuer à s’améliorer progressivement.
Ce texte est la synthèse d’un article paru dans BNP Paribas Investment Partners – CONVICTIONS de juillet 2011. N’hésitez pas à contacter votre chargé de clientèle pour de plus amples informations.