
Convaincus que le ralentissement de la croissance mondiale serait temporaire et que des solutions à court terme seraient trouvées aux problèmes budgétaires aux États-Unis et dans la zone euro, nous avons pris cette décision tactique. Nous sous-pondérons les actions des marchés développés et sommes neutres sur les actions émergentes ; nous disposons des liquidités nécessaires pour changer rapidement nos positions si nécessaire.
Le contexte de taux d’intérêt nous paraît propice pour les actions. Nous pensons que les petites capitalisations (neutres) profiteront de la fin du ralentissement économique. Il nous semble toutefois trop tôt pour passer à une surpondération étant donné que les petites capitalisations sont encore trop chères.
Les obligations d’État (sous-pondération) ne présentent aucun potentiel intéressant selon nous. En effet, l’inflation augmente progressivement, la Fed n’offre plus de soutien au marché obligataire via le rachat d’actifs et la BCE a commencé à normaliser ses taux directeurs. Les rendements (autour des 3%) étant faibles par rapport à la croissance nominale et à l’inflation, nous pensons qu’ils évolueront probablement à la hausse.
Les spreads des obligations d’entreprises « investment grade » de la zone euro se sont élargis en juillet. Cependant, les rendements sont historiquement bas et la classe d’actifs risque de souffrir d’une montée des rendements des obligations d’Etat ou des spreads des valeurs financières. Toutefois, les bilans des sociétés restent sains. Nous sommes donc neutres.
Les primes de risque des obligations d’entreprises à haut rendement ont augmenté, et les rendements aussi, mais les spreads américains ont fait du surplace. Nous apprécions toujours les rendements des coupons mais estimons que le haut rendement offre une certaine protection contre la hausse des rendements des obligations d’État et les turbulences du secteur bancaire.
Nous sommes fondamentalement positifs sur la dette émergente (surpondération). Face à la montée de l’inflation, de nombreux pays émergents sont plus enclins à laisser leur monnaie s'apprécier. Nous avons accru notre surpondération de la dette locale émergente.
Concernant les obligations convertibles, le potentiel haussier de la composante actions et le plancher obligataire devraient s’avérer positifs dans un contexte de prises de positions tactiques. Cependant, la volatilité sur les marchés boursiers pénalise les convertibles selon nous. L’afflux de capitaux dans cette classe d’actifs constitue un autre facteur qui justifie une position neutre.
Nous sommes neutres sur les valeurs immobilières, quelle que soit la région. Les valorisations européennes restent généralement onéreuses à nos yeux par rapport aux actions, mais la dynamique de marché contre cette position. En Asie, l’immobilier asiatique devrait bénéficier de la vigueur de la croissance mais pâtir des politiques menées actuellement.
Les prix pétroliers ont rebondi après le repli déclenché par l’annonce des réserves stratégiques de juin. L’or profite des incertitudes liées à la problématique de l’endettement, de la croissance mondiale et de l’inflation sur les marchés émergents. Les cours des matières premières agricoles ont augmenté plus que ceux du pétrole mais moins que ceux de l’or. Nous restons optimistes à propos du pétrole et des matières premières agricoles, principalement pour des raisons structurelles.